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L'aventure de la vie


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April 16th, 2009

VIvre au travers des autres @ 09:32 pm

Mood présent: touched

L'autre jour, je réfléchissais à des personnes âgées que je connais. Selon moi, ils ont un mode de vie assez triste. Ils ont vécu pour eux et égoïstement toute leur vie; ils ont été avares et centrés sur eux. Et maintenant que la mort approche, ils essaient de s'aggriper à la vie de toute leur force comme s'ils allaient pouvoir faire marche arrière dans le temps et regagner toutes les années écoulées. Mais ils ne changent rien à leur mode de vie et ne sont pas plus généreux d'eux-mêmes pour les autres. Ils ne désirent des années de plus que pour pouvoir continuer à vivre.

Mais si j'étais à leur place, je serais profondément anxieuse face à la mort. Car ma vie n'aurait pas été significative et je continuerais à lui chercher un sens. J'espère un jour que ces personnes trouveront que la vie n'a aucun sens sans amour, sans partage, sans générosité, sans grâce. Car sinon, ils continueront à vieillir, mais d'une manière vide et creuse.

Et en contrepartie, je pensais à mes parents, qui ont été si généreux envers les gens autour. Ils ont donné financièrement, de leur temps, de leur personne; ils se sont ouverts aux autres et se sont montrés tels qu'ils étaient; ils ont accueilli les malheureux, invité les pauvres et seuls de ce monde à nos partys (et autre), ils ont été une oreille pour les gens seuls; ils ont comblé les autres de petits cadeaux, etc, etc. Je pourrais écrire plusieurs livres sur ce qu'ils ont fait d'une manière sincère, sans attente de rien en retour.

Et je me dis que lorsqu'ils mourront, ils pourront aller en paix car ils continueront à vivre au travers des gens qu'ils ont aimés et à qui ils ont donné. Combien auront été influencés, touchés, aimés par eux? Combien pourront passer au suivant ce que mes parents ont donné? Combien pourront affirmer que mes parents ont eu un impact positif dans leur vie et qu'ils n'auraient pas été les mêmes sans mes parents? Et c'est au travers de cette générosité, de cet amour, que mes parents ne s'éteindront jamais. La chaîne de leur amour se poursuivra!

Ainsi, la mort n'est pas la fin de tout (en fait, je crois au ciel, alors...) sur terre!
 

April 6th, 2009

Je t'aime @ 10:53 pm

Ce soir, je réfléchissais au fait de dire "je t'aime" à quelqu'un. Hier, une de mes amies m' a dit qu'elle m'aimait dans ma carte de fête. J'ai voulu lui répondre "moi aussi", mais je n'ai pas osé. Pourtant, je lui ai dit plusieurs fois dans ma vie que je l'aime, mais il y avait comme une petite gêne. Tout-d'un-coup, je me suis sentie frileuse à prononcer ces mots. C'est comme si en grandissant, ces mots qui étaient si faciles à prononcer quand j'étais jeune prennent une nouvelle signification.

Et la question que je me pose est: pourquoi est-ce difficile à le dire alors que nous avons tous besoin de nous le faire dire? Nous avons besoin d'entendre de la bouche de ceux que nous aimons que nous sommes aimés et nous avons besoin de l'exprimer à ceux que nous aimons; pourquoi être si timide alors?

Pourquoi est-ce si difficile de déclarer notre amour romantique aux autres aussi? À cause de la peur que cet amour sera rejeté en retour? À cause de la vulnérabilité dans laquelle on se met? Certes, oui. Mais sans déclaration d'amour aux gens que nous aimons, nous restons bien protégés. Alors, le fait de dire "je t'aime" est-il la preuve que nous aimons vraiment quelqu'un car nous savons que nous pouvons être vulnérables envers cette personne et que nous pouvons nous donner jusque dans le plus profond de nous-mêmes?...

Que perdons-nous ou gagnons-nous à dire à quelqu'un "je t'aime"?...

 

March 23rd, 2009

Me revoici, me revoilà. @ 10:02 pm

Eh oui! Après m'être sentie gravement bloquée dans l'expression de mes sentiments et pensées, je veux faire un come back. Comme l'artiste qui essuie un revers, se retire et puis, par un miracle inattendu, conquiert de nouveau la scène. Non, je ne veux pas cette phrase prétentieuse car je n'essaie pas de gagner mon public à ma cause, mais juste de m'exprimer. Mais le fait de le faire de nouveau est comme une reconquête de moi-même et j'en suis fière et contente!

Aujourd'ui, j'avais une réflexion profonde sur ce que je viens de mentionner (l'artiste qui "meurt" et "renaît"). Je me disais que sans même que nous nous en rendions compte, notre société a totalement fait d'un de ses idéaux (peut-être tellement exploité par Hollywood que perçu comme cheesy maintenant) le fait de mourir et de ressusciter. Combien de fois, dans un film, sommes-nous témoins de la mort d'un rêve, d'une aspiration, de la réalisation d'un projet du héro, mais qui finit par rennaître sous une nouvelle forme et qui mène à l'accomplissement entier de ce projet, rêve? Ne sommes-nous pas alors transportés par un certain sentiment d'euphorie, de joie, de satisfaction, comme si nous savions, au fond de nous, que ce projet qui a été tué et ressuscité, est plus précieux et significatif que le premier. Et la question qui me vient est: d'où nous viennent ces sentiments? Est-ce parce que notre culture a été influencée par le christianisme qui en lui-même, prône l'humilité, la mort à soi-même et le renoncement pour permettre à la puissance, l'amour, la richesse de Dieu de se manifester et qui donc, en soi, est une manifestation de force et de vie plus forte que la vie humaine sans Dieu? Ou alors, est-ce parce que nous retrouvons constamment ce processus de mort et de résurection dans la nature et qu'instinctivement, nous savons au fond de nous que cette belle mort aux rêves et aspirations, tout comme la mort d'une graine ou le feu sur une terre rendue infertile qui rendent la vie à la nature de nouveau, n'est que processus normal qui amène un lot de rafraîchissement, de nouveauté, de beauté?

Je tiens à remercier Lynda Lemay, qui ne saura jamais que je la remercie et qui, grâce à la découverte de sa musique, ses paroles, sa sensibilité, sa vision des choses, m'a donné le courage de m'exprimer de nouveau et de ne pas me mettre dans une cage cognitive, quitte à ce que Dieu réforme ma pensée et m'enseigne.

Je tiens à remercier ma famille, qui ne lit pas ce blogue, de me permettre d'être moi-même, de m'exprimer, qui m'écoutent et m'affirment dans ma beauté, ma personnalité, mes idées, tout mon moi, quoi!

Je tiens à remercier Isabelle et Stéphanie qui, par la conversation de l'autre soir, m'ont permis d'avoir des discussions précieuses et fructueuses (dommage qu'elles ne lisent pas ce blog non plus, lol!).

Et combien de gens je pourrais remercier ainsi! Tellement de gens ont apporté du bon et du beau dans ma vie (malgré mes nombreuses blessures relationnelles aussi).

BON, J'ARRÊTE, ÇA COMMENCE À RESSEMBLER à un discours de style "Academy Awards" (il ne manque plus que vous voyiez les larmes qui coulent sur mes joues au moment où j'écris ces pensées, haha!).

Et finalement, j'étais dans mon cours de psychologie de la personnalité ce soir et nous évaluiions notre self-monitoring (notre manière de contrôler nos émotions, pensées, etc. devant les autres et notre capacité à être nous-mêmes dans les situations différentes). Malgré le fait que je sois parfois self-monitered, je voyais le chemin que j'ai fait dans la connaissance de ma personne. À 26 ans (dans 2 semaines), je vois que je me connais très bien et que je suis tranquillement capable de m'apprécier et d'avoir une bonne estime de moi et de me respecter dans qui je suis et ça, ça fait du bien. (Ah, je veux remercier l'ETEM et Jean, qui m'ont permis de me connaître et d'expérimenter la vie, et mon église qui permet aux gens de réfléchir, de questionner les choses et qui n'est pas conservatrice dans sa manière de voir les choses, haha!), Bon, c'est tout pour ce soir, le chapitre sur ma personne!
 

March 7th, 2009

Ce que j'ai fait l'année dernière @ 09:41 pm

Bon, alors, voyons ce qui serait intéressant de dire sur ma dernière année:

- J'ai voyagé en Europe pour la première fois de ma vie et j'ai vu Londres, la Suisse, la France et l'Allemagne;
- J'ai vécu ma soirée la plus romantique de ma vie à Paris alors que, après une douce pluie qui avait rendu tous les trottoirs et les rues brillantes, j'ai contemplé la tour Eiffel qui scintillait de ses mille feux;
- J'ai passé une soirée à Montmartre avec un artiste;
- J'ai commencé à prendre des cours de piano jazz;
- J'ai commencé des études universitaires from scratch;
- Je suis tombée en amour avec un allemand aux cheveux roux;
- Je suis allée au Upstairs pour la première fois;
- J'ai vécu une journée intense avec un supposément tueur fou qui se promenait dans le département d'éducation;
- J'ai composé au moins 4 chansons;
- Je me suis perdue dans Montréal;
- J'ai reçu un magnifique tableau que mon amie a fait;
- ...

Ouains... C'est vraiment des choses très terre à terre de la vie adulte!!! Mais, ça fait partie de moi et de mon parcours!

 

January 31st, 2009

Paris je t'aime @ 09:45 pm

Je viens de regarder Paris je t'aime et j'ai pleuré à partir du milieu du film jusqu'à la fin. Je me dis que je dois pas être normale. Mais en voyant ces histoires d'amour et ces couples qui se brisaient ou se formaient, j'y ai vu à quel point chacun de nous désirons ne pas vivre seuls et trouver quelqu'un avec qui partager notre quotidien. Quelqu'un qui apprend à nous connaître dans nos profondeurs, qui nous accepte et chemine avec nous.

 

December 7th, 2008

Moment de mélancolie @ 10:00 pm

Ce soir, je me sens bien! Je me sens envahie d'une douce mélancolie et ça fait longtemps que ça ne m'est par arrivé. Car, lorsqu'on étudie, il faut être sérieux et on n'a pas le temps de se préoccuper de ce qui se passe à l'intérieur car la vie va trop vite.

C'est drôle. Je pense à l'année dernière et malgré le fait que je ne voudrais pas retourner en arrière, je m'ennuie de certains aspects de ma vie. Plus que tout, je m'ennuie de l'innocence qui était en moi alors que je ne connaissais pas ce qu'est l'anxiété dans toute son ampleur. Je m'ennuie de lorsque j'étais beaucoup moins consciente de ma personne et que ma petite voix qui me dit que je ne suis pas à la hauteur était étouffée par la confiance. Je m'ennuie aussi de mes marches du métro à l'ETEM. Lorsque je pouvais contempler jour après jour le cimetière de Notre-Dame-des-Neiges. Lorsque je revenais à pied sur Queen Mary. Que je croisais l'Oratoire dans toute sa beauté et que je voyais la ville du haut de Queen Mary. L'excitation et l'impression de millions de possibilités qui m'envahissaient alors. La nostalgie de l'année 2006, plus belle année de ma vie depuis 2002.

Les réunions du GBU à l'ETEM. Lorsque je me sentais maîtresse de mon territoire. Lorsque j'apprenais encore ce qu'est la vie adulte. Lorsque j'allais prendre des marches après le travail sur le Mont-Royal et que je contemplais les plus beaux couchers de soleils et les plus belles couleurs de l'automne. Lorsque la créativité me définissait encore et que le cadre dans lequel je vivais m'apporter un genre de sécurité. Et ces moments où je me tenais en plein milieu de ma rue à me dire que la vue que j'avais me permettais de voir à la fois la rive nord et la rive sud. Mes cours de swing, du temps où j'aimais encore le swing et je n'en connaissais pas suffisamment pour en être écoeurée. Mes amis du swing, que j'ai perdus de vue.

Et ces soirées à l'Île Bizarre, où, au gré des vagues, je me laissais bercer en imaginant le futur. Cette soirée où Matthieu et moi avons contemplé des centaines de lucioles. Ce sentiment qui m'habitait de travailler en équipe à un projet commun. Ruth et Amanda. Et ces moments extraordinaires à New York...

Boah, je ne suis que mélancolique, mais en réalité j'apprécie bien ma vie présente. Et je suis convaincue que dans un an, je vais me rappeler avec mélancolie de tous ces moments que j'ai vécus...

 

May 26th, 2008

Je me souviens @ 09:38 pm

 Je crois que je l'aime toujours. C'est la première fois de ma vie que quelqu'un pourrait faire fondre mon coeur ainsi malgré le mal qui a existé. C'est la première fois que mon coeur peut être chaviré ainsi. 

Je me souviens et je prie.

 

April 30th, 2008

Je me suis rappelé @ 08:45 pm

Mood présent: touched

Ce soir, alors que je préparais un témoignage à partager à des femmes sur la présence guérissante de Dieu, je me suis rappelée ce qu'était qu' aimer la présence de Dieu. Ce que c'est que de sentir qu'Il est tout près, avec sa douce présence illuminant tout autour. Je me suis rappelé ce que c'est que de voir Jésus avec Sa douceur, son accueil, sa consolation. 

J'ai été émue de penser à comment, quand j'étais plus jeune et il y 2 ans, même, j'aimais la présence de Dieu et comment j'en était touchée et émue à chaque fois que je le rencontrais. C'est ce que je veux et cherche le plus: aimer la présence de Dieu, Sa douce présence. Parce qu'en Sa présence, nous sommes remplis d'un bien-être comme on ne peut le ressentir nulle part ailleurs et on est transformé.

Et je réalisais que lorsque mon coeur était plus ouvert à Lui, il m'était plus facile de le rencontrer aussi! C'est ce que je veux!!!

 

April 26th, 2008

Héhé @ 03:51 pm

Mood présent: surprised

Bon alors voilà. Je suis à mon cours de swing. C'est le premier cours de musicalité. Je salue mon partenaire qui me dit qu'il me voit à chaque semaine au Cat's mais qu'il n'ose jamais me demander à danser car je suis trop bonne danseuse pour lui. Et là, je suis franchement fâchée qu'il me dise ça. Je suis fâcheé car je crois que ce gars a énoncé quelque chose que je soupçonnais mais que je ne croyais pas réel: les gars sont intimidés par moi.

Je ne puis expliquer comment ni pourquoi, mais ils sont intimidés par ma présence. Pourtant, j'ai tellement l'impression d'être insignifiante aux yeux des autres. Après tout, on se rappelle de moi comme une personne gentille ou encore, comme une personne qui ressemble à quelqu'un d'autre et jamais pour moi. Alors, comment ma personne "terne" pourrait intimider les autres, ça demeure un mystère. Et non seulement cela, mais mon collègue de travail me dit, l'autre jour, que j'ai une autorité à ne pas sous-estimer... Quoi? Une autorité? Moi? Je n'essaie juste que de survivre dans ce monde. J'Ai des principes, des idées arrêtées, je suis transparente, je fais face à ce que je dois régler dans ma vie et n'essaie pas de me cacher de la vérité même si le coût de la savoir est grand, mais de là à être intimidante...??? Ok, peut-être que je le suis. Je suis peut-être une germaine qui désire que le monde marche comme elle le veut... Ne suis-je pas une femme après tout, lol!

Mais, je croyais que j'étais quelqu'un d'accessible... Mais les standards que j'ai viennent peut-être tout gâcher.

Bon, alors, cette question demeure un mystère à mes yeux... Le regard des autres sur soi est parfois très surprenant.
 

April 13th, 2008

Hier: journée parfaite @ 08:28 am

Mood présent: peaceful

 Hier était une journée parfaite.

Je me suis levée bien reposée, sans aucune trace de fatigue. Je me suis fait un bon grand déjeuner, j'ai lu ma Bible, ayant pour sentiment que Dieu était présent dans ma vie et oeuvrait dans cette dernière. Je savais que j'avais une journée d'études devant moi et que ma soirée serait plutôt tranquille pour que je me repose de mes labeurs.  Il pleuvait dehors et j'étais à l'abri en dedans. J'éprouvais, en mon fort intérieur, une paix que je n'ai pas ressentie depuis des années... Je me retrouvais comme à mes 16 ans.

C'était une journée parfaite car en mon coeur, la paix était si grande que je ne ressentais pas le besoin de travailler à me faire accepter et aimer par les autres, de résoudre mes problèmes irrésolus, de m'agiter pour trouver une paix artificielle. J'avais la paix et Dieu était présent dans ma vie, quelle joie!
 

March 11th, 2008

Random thoughts about New York, part 2 @ 09:21 pm

Mood présent: tired

 

-         Je pense que vivre en communauté est le meilleur pour moi. Explorer ensemble, en communauté, des nouveautés et des défis, s’entraider et vivre des choses ensemble me fait vivre. 

-         J’ai besoin de défis pour me sentir vivante, sinon je meurre.

-         Pink Martini a fait ma chanson préférée « Hang on little tomato » (yééé) et j’aimais mieux quand c’était China Forbes qui faisait la présentation à Montréal en français. En fait, aller voir deux fois le même show n’est pas génial même si c’était bon et au Lincoln Center, la place de l’orchestre philarmonique de New York.

-         Je suis quelqu’un d’intense beaucoup plus que je ne le croyais. Je vis les choses intensément, que ce soit positif ou négatif. Anne la maison aux pignons verts a longtemps été mon héroïne… je suis peut-être plus comme elle que je ne le pensais. Je comprends aussi pourquoi j’apprécie les gens flegmatiques… ils me calment!

-         Je suis analytique et pas nécessairement négative (je peux dire des choses négatives sans que quelque chose d’émotionnel soit rattaché) et j’aime donner tous les détails possibles. Je suis quand même chiâleuse car québécoise.

-         Je n’ai pas de patience pour attendre longtemps en ligne sans savoir ce qui se passe. Heather peut en témoigner car j’ai pêté les plombs aux douanes.

-         Lorsque les portes d’un métro se sont ouvertes, un gars et moi attendions pour entrer et même si je suis arrivée après lui, le gars s’est tassé et m’a laissée passer dans le métro en premier, soupir. C’est tellement beau et craquant…

-         Show de Marry Poppins à Brodway: impressionnant et vraiment beau avec plein de créativité. C’est vraiment cool car Amanda et moi avons décidé vendredi matin d’aller voir s’il restait des billets pour voir le show. En arrivant, le monsieur du guichet nous a dit qu’il restait 2 billets pour le lendemain. C’étaient deux billets pour la rangée du fonds complètement et nous allions être à l’opposé complètement l’une de l’autre. On les a pris pour 30$!!! Certains de ces billets se vendent à 120$.

 

C’est fou comme c’était beau. Les décors sont gigantesques et bien pensés; les acteurs sont très polyvalents. en ce sens qu’ils dansent bien, chantent bien, sont de bons comédiens. Les enfants étaient excellents. Ils étaient cute, chantaient juste et à plusieurs voix; les costumes étaient chatoyants; les chorégraphies époustouflantes, la salle de spectacle magnifique (décorée d’arbres et de fleurs gravées dans le bois), le public très enthousiaste. Et de plus, ils ont fait voler Marry Poppins dans les airs 3 fois. Et même qu’à la scène finale, Marry Poppins vole vers le public. Délirant! Et quand tu sors de la salle de spectacle, tu traverses la rue et tu es au Times Square!!!!!! Vive New York!

-         Je me suis retrouvée à être assise dans un bar avec un anglais qui n’avait lui aussi jamais visité NY et qui aimait NY autant que moi et je me disais que c’était fou que NY réunissait plein de gens de tous les pays du monde sous son toit qui l’aimaient autant. Et le principe de voyager sans barrières, n’est-ce pas que c’est fou?

-         Quand je dansais le swing, j’avais l’impression d’être une reine au swing 46. Comme il n’y avait pas beaucoup de gens qui dansaient, tout le monde nous observait et je me disais : « n’est-ce pas génial de danser à New York et de se faire remarquer? » - ok , ça c’est super orgueilleux! Mais quoi, ça arrivait parfois que nous dansions seulement 2 sur le plancher de danser. Je me souviendrai aussi toujours de ma danse endiablée avec Heather, où nous échangions constamment de rôles (de lead à follow et vice versa). L’énergie qui existait était impressionnante. Merci, Heather J

-         J’ai ri comme ça faisait longtemps que je ne l’ai pas fait. Alors qu’Amanda et moi nous rendions à notre show à Brodway, nous nous sommes faites prendre par une tempête de pluie. Le problème, c’est que je portais ma dernière paire de souliers secs… Alors, voilà, pendant que nous nous rendions au métro, une douce pluie s’est mise à tomber et elle s’est vite transformée en pluie torrentielle tropicale. Le vent s’est levé pour nous montrer qu’il était le maître. Nous ne voyions plus rien, le vent battait contre nous et la pluie nous aveuglait. Et là, le parapluie d’Amanda a tourné et le mien un peu et on a du s’abriter un peu sous le toit du Dunkin Donuts. La situation était tellement désespérée que je ne pouvais arrêter de rire. C’était tellement sans espoir que c’en était drôle. Arrivées au métro, après une course, nous étions trempées complètement, ma dernière paire de chaussures mouillées et mes pantalons avaient changé de couleur.  


-
         J’ai expérimenté le fait de poster une carte postale dans un bâtiment que j’ai confondu pour le palais de justice tellement il était énorme (les gens à qui j’ai demandé le chemin, alors que j’étais juste en face du bureau de poste, devaient me trouver vraiment ridicule – mais je ne pouvais croire que cet imposant bâtiment était le bureau de poste). Et là-bas, ils ont des machines self-service pour poster!!

-         J’ai pris un martini sur le Times Square juste avant d’aller voir le show de Pink Martini… classique!

-         Sortir du Québec m’a ouvert les horizons. C’est important de croire à la grandeur des choses. C’est important d’avoir l’impression qu’on a plusieurs options sinon on est prisonniers, non? Je ne sais pas… C’est peut-être juste moi. Mais de voir qu’il y avait des gens gentils en dehors de mon quotidien, qu’il y a des millions de personnes différentes dans le monde, qu’il y a plein de choses infinies à découvrir m’a revigorée. Ça fait du bien d’élargir ses options. Je crois que… j’aime définitivement apprendre et aller de l’Avant, continuer à croître et à découvrir les beautés infinies de Dieu et de ce qu'Il a créé.

 

 

 

March 10th, 2008

Random thoughts about New York, part 1 @ 09:05 pm

Mood présent: ecstatic

J’ai pensé longtemps à ce que je pouvais écrire. J’étais très nerveuse avant de partir. Mais l’exploration de l’inconnu fait vivre! C’est ce que j’ai découvert en fin de semaine.

 

New York est la ville de mon cœur. Je m’y suis sentie plus chez moi et en sécurité qu’à Montréal. Avec son organisation parfaite en toute occasion, ses gens si courtois et gentils, son action perpétuelle. J’ai toujours considéré Montréal comme supérieure avec sa vie qui bouge, ses universités, son métro, les gens qui la composent… La rencontre de New York a remis Montréal à sa place. Car à New York, les métros ne ferment jamais; les gens sont courtois et les hommes ouvrent la porte aux demoiselles; les bâtiments sont plus grands et gros qu’à Montréal. On peut faire ce qu’on doit faire à toute heure de la journée.

 

J’avais gardé de New York l’idée que c’est une ville dangereuse et que les gens étaient méchants et impersonnels. Maintenant que je vis à Montréal, je me dis que dans le fond, New York est simplement une ville comme toutes les autres où les gens vivent seuls leur individualité. EN même temps, je n’ai pas trouvé que cette ville était plus ou moins dangereuse que Montréal. Il y a les mêmes gens bizarres dans le métro, le même monde pressé de se rendre où il doit se rendre, les mêmes piétons qui traversent sur la rouge – à la différence que les piétons new yorkais considèrent la lumière rouge comme une invitation à traverser la rue à tout prix – les mêmes gens qui sont saouls ou drogués dans un coin de rue.

 

Toutefois, contrairement à Montréal, il n’y a pas de rue du sexe. Il ne semble pas y avoir un coin, downtown, où on peut voir des photos de femmes nues. Il n’y a pas de neige et on peut marcher en soulier quasiment toute l’année. Les gens sont courtois et ne sont pas bêtes comme les commerçants de Montréal. On se sent bienvenue à New York même en tant que touriste et tout le monde est prêt à répondre à nos questions.

 

J’avais toujours perçu New York comme étant une ville snob. Dans les films, c’Est comme ça que New York est présentée, avec ses clubs et ses gens connus de tous. Mais New York n’Est pas comme ça; elle est accueillante et dit à ses touristes qu’elle est contente de les accueillir. On ne doit pas être comme ceci ou comme cela pour être accepté et passer dans le lot. New York dit simplement « Bienvenue » et c’est cela qui fait son charme.

 

Parce que même si elle est une ville glamour, elle reste simple et accueillante. C’est ça qui fait qu’elle est si belle. Étant donné sa réputation et sa suprématie sur de nombreuses villes, elle aurait raison de se croire supérieure et d’agir ainsi; elle ne le fait pas. Elle demeure simple dans sa grandeur. C’est ce qui fait que je peux dire « I love New York ».

 

 

 

Découvrir toute la nouveauté de New York était exhilarant. Découvrir la température de New York qui fait qu’on peut marcher en souliers quand il tombe 50 cm de neige à Montréal; voir s’ouvrir sous nos yeux les divers stands de marchandise de fleurs (où les roses se vendent à 4$ la douzaine, qui veut dire que la personne qui offre seulement une douzaine de fleurs à quelqu’un ne dit pas nécessairement à l’autre personne qu’elle est bien spéciale), de hot dogs, de souvenirs; avoir à se retrouver dans une ville qui est bien pensée en terme de géographie… Toute cette découverte m’a fait vivre du plus profond de mon cœur. Pour la première fois depuis des mois, je sentais mes sens reprendre vie. Je sentais, comme pour la première fois, la douceur de la température caresser ma peau. Mes yeux n’étaient pas assez grands pour tout capturer de la nouveauté et de la grandeur des lieux que je visitais. Mon odorat s’est ouvert à nouveau autant au contact des mauvaises odeurs de la ville qu’au contact de bonnes odeurs comme le parfum de Jamie. C’est comme si ma vie et mes corps étaient gelés depuis des mois et que soudainement, ils reprenaient vie. Je suis VIVANTE de nouveau!

 

J’ai réalisé progressivement cette résurrection. Vendredi, alors que je marchais dans la ville, je regardais partout, je m’exclamais sur tout (pauvre Amanda qui a du m’endurer m’exclamer sur tout), je voyais le positif de la vie rejaillir en moi, le défi que je n’avais pas eu depuis longtemps de braver mes peurs du nouveau et de devoir pousser mes limites un peu plus loin était finalement devant moi. Tout prenait une forme positive et chaque nouvel endroit que nous visitions, que ce soit le Macy’s, le FAO Schwartz, le magasin de Walt  Disney, le restaurant italien, le Times Square, le Central Park suscitait en moi un regain d’énergie, de motivation, de joie, que je n’ai pas ressenti depuis des mois.

 

Bien sûr, le fait d’être avec Heather, Ruth et Amanda a su toucher mon cœur d’une manière tout à fait unique. Me retrouver avec ces 3 perles de filles qui sont toutes très différentes les unes des autres et même de moi, c’était comme me retrouver en famille avec des personnes que j’apprends à connaître. C’était comme vivre en communauté et me sentir à l’aise avec des gens mais qui sont encore un peu inconnus à moi. J’ai été renouvelée dans qui je suis en étant avec elles. Sans qu’elles ne le sachent, elles ont contribué à ce que je me sente belle car j’ai remarqué que j’ai pu passer du temps avec chacune d’elles où nous avons échangé cœur en cœur.

 

Pour la première fois depuis pas mal de temps (j’imagine dans mon ouverture de découverte), j’ai pu apprécier réellement les gens autour de moi, découvrant comment elles fonctionnent et essayant de connecter dans elles de la manière dont elles fonctionnent, ne critiquant pas les points négatifs, mais appréciant les points positifs. Je n’avais pas vu ça depuis plusieurs mois. En fait, je crois que le manque de défis dans ma vie et la routine m’empêchent parfois de découvrir les autres également. Je ne vois plus cela comme un beau défi. Mais ce weekend m’a rappelé que je suis réellement comme cela quand motivée : je vois le beau chez les gens et je suis positive, étant capable de m’émerveiller devant eux et ne cherchant pas à les changer. Les voir tels qu’ils sont (c'est-à-dire être frustrée parfois dans ce qu’ils sont), mais être capable de les accepter et de changer mes attentes devant eux dépendamment de comment ils sont.

 

Il y a aussi Jamie, mon ami d'Angleterre, qui a contribué à mon ouverture aux autres. C’est drôle car vendredi dans la journée, j’ai dit à Heather comment en fait, je ne remarquais plus les gars et ne voulais plus vraiment finir avec eux. Mon cœur était fermé et je craignais que les gars ressentent cela et se ferment. Je ne croyais plus qu’il était possible de tomber en amour. Et puis vendredi, Heather et moi sommes sorties dans un bar de swing (Swing 46). En arrivant, Heather s’est fait demander à danser et moi, je suis allée m’asseoir à une table. Je me suis fait dire par un serveur que je ne pouvais pas m’asseoir là si je ne mangeais pas et je suis donc allée m’asseoir à une petite table là où il y avait de la place, c’est-à-dire à côté d’un gars qui était seul apparemment.

 

Je ne sais pas qui a commencé à parler à l’autre, mais bien vite, j’ai appris qu’il venait de l’Angleterre et qu’il était à NYC pour la première fois, qu’il aimait beaucoup la ville et qu’il trouvait l’Angleterre vraiment plate. Il sentait si bon; son parfum m’envoûtait et son accent anglais aussi. Heather lui a appris à danser un peu et nous avons dansé quelques fois ensemble. C’était vraiment agréable. Le band jouait en arrière, j’avais Jamie qui essayait d’apprendre (et il était un bon élève), il sentait bon et nos mains qui se touchaient me rappelaient ce que c’était que d’avoir un homme proche de soi. Ahhh!

 

Il était vraiment poli et faisait les choses selon la règle de l’art. Après un peu de temps que nous discussions (du band dans lequel il joue, de ce que je fais dans la vie, de l’émission « The Office British version » qu’il aime!!), il m’a offert un verre que j’ai refusé sans même penser à ce que je disais (j’ai regretté après avoir refusé car c’est vraiment chou quand un gars nous offre un verre et qu’on a pas à payer!). Et à la toute fin de la soirée, il m’a demandé mon courriel et j’ai pris le sien. Il m’a dit « we’ll keep in touch » avec son accent craquant de l’Angleterre. J’ai accepté. Je ne pensais pas qu’il serait sérieux. Mais en fait, nous nous écrivons un peu.

 

Si je raconte tout ça, c’est que ça a une certaine valeur pour moi. Non pas que je crois que quelque chose de sérieux se développe entre nous et non pas que je sois en amour, mais en fait, ça a ouvert mon cœur à la possibilité de laisser un homme entrer de nouveau dans mon cœur. Ça m’a rappelé pourquoi il est agréable d’avoir un homme tout près de soi. Ça m’a rappelé que je suis belle et aimable, que j’ai ce qu’il faut en moi pour attirer un homme. 
 

Pourtant, c’était tellement simple. Jamie et moi n’avons pas flirté réellement. Nous avons été friendly et c’était sympathique. Nous n’avons rien forcé et nous n’avons rien empêché. Ça coulait naturellement. Pourquoi ça ne fonctionne pas avec les hommes chrétiens du Québec? Des fois, je trouve que les relations avec les hommes chrétiens sont artificielles. Tout est trop pris au sérieux et il n’y a aucune séduction propre entre deux personnes qui se trouvent sympathiques, comme si les chrétiens échappaient à cette règle humaine. Je trouve les chrétiens du Québec (les hommes et les femmes) vraiment pognés en comparaison de l’Ouest canadien, ou des États-Unis ou de l’Europe.

 

 

Alors, le métro est toute une expérience à New York. Ça bouge, ça n’arrête pas de faire des bruits bizarres et très forts. Les portes peuvent ouvrir de n’importe quel bord sans qu’on sache d’avance à quoi s’en tenir. Il faut vérifier mille fois que nous ne prenons pas un express qui nous fasse aller trop loin de la station où on veut aller. Les chauffeurs sont vraiment impliqués dans le processus de conduite du métro contrairement à ceux de Montréal. Ils peuvent être créatifs dans leur manière d’annoncer les prochaines stations. De plus, ils sortent leur tête de leur cubicule à chaque arrêt pour s’assurer que tout le monde est embarqué. Ils ont des drôles de lunettes en plastique aussi. C’est beau de les voir faire leur travail.

 

J’ai aimé voir les gens faire leur travail. Les conducteurs de métro, les gardiens de sécurité qui sont partout, les caissières à l’épicerie et au magasin qui peuvent appeler leurs clients « darling » et « sweetie » comme ça m’est arrivé plusieurs fois, les gens qui sont à leur stand de hot dog ou de fleurs et qui attendent de pouvoir faire une vente, les policiers qui sont partout au Times Square et qui semblent être là pour pouvoir prendre des photos avec les touristes; les vendeurs du FAO Swartz qui font des niaiseries pour pouvoir attirer l’attention des potentiels clients.

 

Je n’ai pas aimé le CRAP store qui m’a rendue envieuse par contre. Le CRAP store, c’est le magasin MAC que Heather a rebaptisé de manière créative. Tout le long du voyage d’aller, j’ai envié l’ordinateur mac de mon voisin de gauche qui regardait des films. À chaque fois que je vois un ordi MAC, j’éprouve de la jalousie ou de l’envie et je le confesse à Dieu. Alors Heather a repris les lettres de MAC pour le changer en CRAP et depuis, à chaque fois que je vois un ordi MAC ou un magasin MAC, je pense « crap » pour ne pas penser au fait que j’en veux un so badly. Et juste à côté du FAO Schwartz, y’a un énorme magasin MAC tout vitré en plein milieu de la place avec un ascenceur qui mène dans la terre, là où l’entrée du magasin est située. J’ai pensé « crap » très très souvent pendant la fin de semaine. Pcq tout le monde a des MAC et non seulement cela, mais New York a eu le défaut de me rappeler la présence de MAC.

 

Mis à part ça, l’expérience du métro était fascinante. Je n’ai jamais été aussi fière de moi que lorsque je pouvais prendre le métro seule, ayant comme tâche de ne pas me perdre et de me rendre aux divers endroits où je devais aller à l’heure. J’éprouvais une grande fierté à cet égard. M’orienter dans New York était également un challenge très stimulant et je crois avoir relevé le défi avec brio, lol!

 

 

 

 

February 2nd, 2008

Ça va bien aussi @ 10:00 pm

Mood présent: hopeful

Et comment oublier de dire que ça va bien, mieux, c'est génial! Après quelques nouvelles qui m'ont ébranlée, quand même, je remonte la pente. Tranquillement, je réapprends à faire confiance à Dieu et aux autres. Parce qu'en fait, ce qui me pourrissait la vie (et le fait encore des fois), c'était le manque de confiance. Alors, merci Seigneur!!! Des jours plus brillants m'attendent!

 

November 27th, 2007

The matrix @ 11:29 pm

Mood présent: thoughtful

Il n'y a pas si longtemps, Morpheus m'a proposé de prendre la pillule pour voir la réalité telle qu'elle est. Malheureusement, j'ai accepté. J'ai pris la pillule rose (je crois que c'était la couleur). J'ai étudié la théologie, j'ai décidé de creuser un peu plus loin que ce les églises enseignent. J'ai vu la réalité telle qu'elle est et maintenant, je ne peux retourner en arrière.

Je vois pour la première fois le problème avec l'église évangélique qui croit et dit avoir la vérité absolue et entière et qui croit que la vérité absolue et entière existe. Je vois que l'église évangélique a autant de problèmes que l'église catholique car ces deux sont composées d'hommes faibles qui la gouvernent. Je vois que l'église évangélique n'ose pas se poser de questions et préfère la tradition. Elle préfère avoir des réponses pré-faites aux questions que la vie soulève.

Je viens de sortir de l'incubateur qui me gardait endormie. Je vois la réalité. Mais je suis également prisionnère de nouveau de tout cela. Car voir la réalité me donne le goût de me battre non pas pour mais contre l'église. La réalité me donne le goût de crier "injustice"; "hypocrisie"; "hérésie". Mais la réalité ne me donne pas le goût d'aimer, de protéger le pauvre, de laisser aller les choses tout en sachant que Dieu est maître de Son église tout le temps. Je veux me battre pour la justice, pour la vérité, pour que les gens comprennent... Mais comprennent quoi? Ma perception, mes croyances, ma manière de faire? Car bien jeune, j'ai été infectée de ce virus qu'on appelle "croire que la vérité absolue et parfaite existe et que nous la trouverons et que nous nous devons de la communiquer aux autres à tout prix sous peine de leur dire qu'ils ne sont pas réellement croyants". 

Mais tant que mon amour ne sera pas égal à mon désir de dire la vérité, je suis mieux de taire cette vérité. Je suis mieux de tuer cette voix interne qui crie sans cesse "injustice"; "hypocrisie"; "hérésie". Je suis mieux de continuer à aller à l'église et à côtoyer les gens qui la composent; à regarder à chaque personne qui est un reflet de quelque manière de notre Créateur bien-aimé et à apprendre à les apprécier dans leurs faiblesses et leurs défaillances, tout comme moi, je suis un être de terre de poussière, rempli de faiblesses, de vices et de méchanceté. 

Mon coeur crie, mais en même temps, je sais que l'appel ultime de ma vie est d'aimer les autres et d'aimer les gens non pas personnellement mais collectivement. J'ai le goût de demander pardon aux gens que j'ai blessés, de m'humilier et d'apprendre de ces gens faibles; d'apprendre à les aimer tels qu'ils sont car ce témoignage est encore plus grand que la révolte que mon coeur peut avoir. Mais mon coeur est révolté à cette idée; révolté à l'idée de croire que ce qui semblait la faiblesse de Christ était en réalité sa force; que lorsqu'il s'est tu à la croix et est mort (qui est l'état de faiblesse par excellence), Il était en réalité en train d'accomplir le dessein le plus grand pour les humains. Que lorsqu'Il a décidé d'aimer au lieu de critiquer et de juger, Il accomplissait en fait la volonté de son Père et la seule chose utile et bonne à faire. 

Arrrgg. Mon coeur est en révolte. À qui puis-je confier ces tortures internes? À qui puis-je dire que ce que Dieu aime le plus, Son église, me blesse et transperce mon coeur? À qui puis-je dire que malgré tout, je veux que mon coeur meurtri ne fasse pas seulement se rebeller, mais qu'il commence à aimer? À quand l'église sera si précieuse à mes yeux, comme un fils à son père, que mon coeur se brisera pour elle et ne se révoltera pas?

 

November 12th, 2007

La jeunesse @ 10:53 pm

Mood présent: thoughtful

La jeunesse n'a pas de respect pour la souffrance. Elle vie insouciemment sans même savoir que le mal existe. Elle est immortelle, invinscible, elle a des ailes et ne se laisse arrêter par personne.

Le jeunesse rit du jour noir qui lui tombera peut-être dessus un jour. Elle est peuplée de rêves, d'idéalisations, d'une réalité non teintée par le désillusionnement. Elle rit matin et soir. Elle croit que la nuit n'arrivera jamais. Elle est forte et croit que la vie ne lui apportera que des fleurs odorantes, parfumées à l'odeur rafraîchissante des joies de la vie. 

La jeunesse cesse un jour. La souffrance débute, et pour ceux qui ont eu la chance de conserver leur naïveté et leur innoncence longtemps, ce jour frappe comme un gouffre noir qui englobe tout. Toute croyance, tout espoir, tout rayon est aspiré par cet abîme de noirceur. Ce regard d'innocence disparaît; pour la première fois, le voile de la jeunesse qui faisait tout voir en une couleur arc-en-ciel est retiré. On voit le monde tel qu'il est pour la première fois.

C'est un monde sec, glacial, peu rafraîchissant, préfabriqué, superficiel, rempli de trahisons et de lâcheté, de peurs, de pleurs, d'égoïsme, d'incertitude, de brisures.

On peut le détester, on peut l'aimer. On peut en être choqué, terrorisé, désespéré, attristé... On peut en même temps l'apprivoiser, l'apprécier pour sa révélation de la réalité, l'adopter. 

Puis, une fois cette désillusion apprivoisée, ce moment de froid glacial terminé, on peut envisager d'aimer la vie pour ce qu'elle est telle qu'elle est. Non pas pour ce rêve idéalisé de ce qu'elle est; non pas pour ce qu'elle nous apporte de positif. Plutôt, pour la réalité qu'elle est: une réalité teintée de joies et de peines, de souffrance et de bonheur, de surprises. L'aimer de tout coeur car malgré tout, c'est le plus grand cadeau que Dieu nous a donné: notre vie et Sa vie pour nous.
 

November 10th, 2007

La définition @ 12:00 pm

Petite clarification par rapport au mariage de raison: je crois que n'importe quel mariage a surtout besoin de 2 facteurs pour réussir:

- la même vision de la vie
- un attrait physique envers la personne.

Mon mariage de raison, n'est certes pas tant de raison. Je cherche quelqu'un qui partage ça avec moi. Est-ce que ça le rend de raison?

 

October 17th, 2007

J'mets mon radar pour mari - ahah! @ 07:37 pm

Endroit présent: Chez moi
Mood présent: cheerful

Bon, je vais dire ce que personne n'ose dire et que plusieurs pensent: je crois que j'ai besoin de me marier. Plus tôt, sur mon blog, j'ai déclaré avoir besoin d'amis et je crois que tout le monde approuve cette belle requête. Mais si je dis que j'ai besoin d'un mari, alors là, tout le monde va me dire que je n'ai pas bien apprivoisé mon célibat, "ça arrive quand on s'y attend pas" - comme si à mon âge, je ne m'attendais pas à ce que ça m'arrive un jour  et que ça allait tomber du ciel comme une surprise-, que c'est une idole (c'est vrai que ça pourrait l'être, mais je vis quand même bien sans mari et je ne suis pas depress toute la journée, etc., etc.

Pis là, je viens de faire fuire tous les hommes en disant cela. "Elle est désespérée"; "Elle est dépendante affective" ou je ne sais trop quoi. C'est pas grave, parce que je crois que plusieurs hommes aussi ont besoin d'une femme dans leur vie et tout simplement, ils ne le disent pas. Mais peut-êre pas non plus. J'Ai comme qui dirait une tendance à généraliser ce que moi je vis, pense, à tout le monde et à en faire des vérités irrévocables. 

Alors, bon, après réflexion, j'envisage le mariage de raison. Good bye Hollywood à la rose, essayons les fréquentations de raison. Qui sait, ça peut peut-être marcher? Parce que examinons la situation: les jeunes adultes quittent les églises à pleines portes. C'est un fléau qui frappe partout. Et puis les jeunes adultes sortent avec des non-croyants car l'amour humain est plus important que l'appel à suivre Christ dans l'obéissance (oh Hollywood, thank you for doing that!) , right? Bon, alors, les jeunes adultes, eh ben... se retrouvent en petits nombres dans l'Église. Et puis, inviter une fille ou un gars (quoique je crois plus en les gars faisant les premiers pas, mais bon, on est dans la société féministe québécoise, quoi), ça veut dire qu'on veut le marier. Tout compte fait, c'est un pas un peu trop grand; on ne fait aucun pas. Ah Jean-Seb, tu avais donc raison!

Donc, pour récapituler, si on veut se marier, on va se marier tard car non seulement il faut trouver quelqu'un d'intéressant (et il est donc difficile, dans l'Église d'être intéressant - d'être chrétien et d'avoir une personnalité en même temps! Les gars semblent croire que les filles sont toutes des sainte-ni-touche qui refusent toutes activités sportives et les filles semblent croire qu'aucun gars n'est assez bon pour elles - Anne, mords-toi la langue, car tu es souvent dans cette gang!). Bon, on trouve quelqu'un d'intéressant, mais il faut faire le premier pas et avant d'assez bien connaitre la personne dans un contexte d'amitié en gang, etc. etc., ça peut prendre des mois voire des années. 

Alors, le mariage de raison peut être la solution. On veut tous les deux les mêmes choses: on veut aimer et être aimé; on veut du sexe; on veut un compagnon; on veut grandir ensemble dans la foi (peut-être?, je l'espère); on veut des enfants (encore là peut-être?); on veut une ou 2 activités en commun, etc., etc. Moi, je suis d'avis que si nous avons une vision similaire de la vie, y'a beaucoup de chances que ça fonctionne et qu'un jour (avant le mariage, on l'espère!), on s'aime.

Je dois partir, à suivre..

 

September 26th, 2007

ON @ 10:59 pm

Mood présent: rejuvenated

 Ce soir, nous nous sommes revus. Je t'ai demandé de me donner une caresse car j'avais besoin de tendresse. Tu m'en as donné une. Ça m'a fait du bien. Merci d'avoir fait ça pour moi. Je sais que toi aussi, tu es seul. Ne lâche pas car tu n'est pas seul à être seul!
 

July 1st, 2007

Est-ce que j'existe encore? @ 10:03 pm

Mood présent: depressed

Est-ce que j'existe encore si je ne veux rien dire pour personne? 
Est-ce que j'existe encore si personne ne me voit? 
Est-ce que j'existe encore si personne ne remarque et ne supporte qui je suis? 
Est-ce que j'existe encore si je n'ai pas de signification particulière pour quelqu'un?
Est-ce que j'existe encore si je remarque toutes les belles choses chez les autres et que personne ne les voit chez moi?
Est-ce que j'existe encore si personne ne voit la tristesse dans mes yeux?
Est-ce que j'existe sans le regard des autres sur moi, dans l'anonymat non choisi?
 

Pink Martini @ 11:22 am

Endroit présent: Maison de mes parents
Mood présent: artistic
Musique actuelle: Hang on little tomato - Pink Martini!

Ce vendredi, dans le cadre du festival de jazz, je suis allér voir Pink Martini. J'ai tellement trippé! C'est incroyable! J'ai nettement mieux aimé le show que celui de Gregory Charles pas à cause de Gregory mais à cause que le type de show me rejoignait plus que celui de Gregory. J'ai bien aimé celui de Gregory, mais je dirais que la qualité musicale de PM et leur attitude face à la musique m'ont impressionnée. Chacun présentait ses collègues après chaque solo et il y avait un amour de faire de la musique et de le partager aux autres qui se dégageait de toute leur performance. Ils ne faisaient pas les vedettes

La différence de langues, d'instruments m'ont laissée en extase, vraiment! Pink Martini représente ce que j'aime de la vie: la différence et la possibilité de faire de toutes ces différences une harmonie inégalée. La possibilité, avec ces différents éléments, de créer quelque chose d'unique et qui ne peut être comparé. C'était vraiment mon sentiment du moment et qui m'accompagne depuis. La richesse vient vraiment de ce que l'on peut mélanger les différences et en faire ressortir les forces et en faire une magie incomparable.

Et que dire de China Forbes (qui n'avait pas de décolté cette fois-ci!), la belle chanteuse au charisme mystérieux? Je la regardais sur scène et je me suis prise à rêver que j'étais elle, comme quand j'étais toute petite et que je rêvais d'être comédienne. Que j'étais incroyablement belle et pleine de charisme, toujours bien habillée chic, avec des souliers à brillant, des cheveux lissés, que j'avais une voix en or pour permettre aux gens de se rapprocher de ce que le ciel sera, que je pouvais donner aux autres ce que j'avais de plus profond dans mes trippes, que je pouvais être transportée par la musique, soir après soir... Ahhhh!

Longue vie à Pink Martini! Par leur concert, leur art m'a permis de toucher à la beauté et la grandeur de Dieu! Pis comme une petite fille, j'ai envie de dire: quand je vais être grande, je veux être comme Pink Martini. Bon, mis à part que je suis déjà grande, pourquoi pas ;)

 

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